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/// Editorial

Éditorial juillet 2020

Éditorial

Le 15 mars, vous avez été nombreux à renouveler votre confiance à l'équipe municipale que je conduis, et je vous en remercie très chaleureusement. Cette équipe, rajeunie, renouvelée, est désormais au travail, au service de tous les Grandvellais. Comme l'ont été, certains pendant plus de trente ans, ceux qui n'ont pas souhaité se représenter, et que je tiens à saluer. Pas plus que vous, je n'oublierai tout ce que nous ont donné Michèle Mari, Pierre Corneille ou encore Gilbert Rebert, mais aussi tous les anciens conseillers municipaux.

 

Cette élection est intervenue dans un contexte très particulier, au lendemain de la fermeture des écoles et des restaurants, et à la veille du confinement général. Mais la crise sanitaire ne suffit pas à expliquer le niveau atteint par l'abstention. Il est tout autant le résultat d'un divorce entre la population et ses élus, y compris au niveau des communes, qui semblaient peu touchées jusque là. Dans leur grande majorité, les électeurs considèrent que leur vote ne sera de toute façon pas pris en compte. Ce message, nous devons l'entendre, et y répondre, sans prendre le prétexte du coronavirus pour l'ignorer. Il témoigne, avant tout, du délabrement de notre démocratie.

 

La crise sanitaire a pourtant mis une nouvelle fois en évidence l'importance des solidarités, et du rôle des communes dans les temps difficiles. Dans un contexte de très grande incertitude sur la nature de la maladie et sur son mode de propagation, il nous a fallu nous adapter au confinement, trouver des solutions pour faire face à l'isolement des plus vulnérables et assurer leur ravitaillement, assurer la continuité des soins, veiller sur nos aînés de la MARPA, nous procurer des masques et du gel, maintenir les service publics indispensables, puis assurer la réouverture des écoles et des différents services.

Mes remerciements vont bien sûr d'abord aux soignants, qui se sont dévoués sans compter pour faire face à la faiblesse de leurs moyens. Mais ils vont aussi à tous ceux qui ont consacré de leur temps à de multiples gestes de solidarité, à ceux qui, en poursuivant en dépit de tout leur travail, ont permis au pays de tourner. J'espère que les promesses qui leur ont alors été
faites d'une revalorisation de leurs salaires, qui sont parmi les plus faibles alors que leurs métiers sont indispensables, se concrétiseront.


Depuis plusieurs années, nous avons consacré nos efforts à l'implantation à Grandvillars de professionnels de santé, dans un contexte difficile. De premiers résultats ont d'ores et déjà été obtenus, avec l'ouverture aux Sillons du nouveau cabinet dentaire, et du cabinet médical, qui ont permis l'installation de deux nouveaux dentistes, de quatre nouveaux médecins et de trois nouvelles infirmières.

Nous étions donc mieux armés que beaucoup pour faire face. La nouvelle pharmacie devrait sortir de terre à proximité immédiate d'ici la fin de l'année. Et, dans les mois qui viennent, des initiatives fortes seront prises pour que la maison de santé Séquoia connaisse un nouvel essor.


A la crise sanitaire, dont j'espère qu'elle est derrière nous, s'ajoute maintenant la crise économique. Nos commerces, nos artisans, nos industries, tous les secteurs d'activité ont été cruellement frappés. La baisse de la production risque d'engendrer, dans les mois qui viennent, des pertes d'emplois en très grand nombre. Comme toujours, ce sont les plus faibles qui vont faire les premiers les frais de cette expérimentation de la décroissance, dans un pays qui a perdu sa souveraineté, qui est rongé par la montée des communautarismes, et qui, reniant son passé, se coupe de l'avenir.

 

En 1945, la France, ruinée par quatre années de guerre et d'occupation, a su se redresser, et construire le pacte social imaginé
par le Conseil national de la Résistance, qui a donné à notre pays une prospérité sans précédent. Les valeurs de la République, la solidarité nationale, l'effort collectif pour le redressement ont alors prévalu, dans ces circonstances infiniment plus difficiles. Puisse cet exemple nous inspirer.